MESSAGES CLÉS ET RECOMMANDATIONS

MESSAGES CLÉS ET RECOMMANDATIONS

by | janvier 9, 2020

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Messages Clés et Recommandations

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La Conférence annuelle 2019 du ReSAKSS s’est tenue du 11 au 13 novembre à Lomé, au Togo, sous la direction de l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI) en partenariat avec la Commission de l’Union africaine (CUA). Réunis autour de discussions sur le thème Egalité des genres en Afrique rurale : des engagements aux résultats, plus de 140 participants ont échangés leurs points de vue concernant les conclusions du rapport annuel 2019 sur les tendances et les perspectives (ATOR) (portant sur le même thème) ainsi que les progrès dans la mise en œuvre du Programme Détaillé de Développement de l’Agriculture en Afrique (PDDAA). Etaient présent à la conférence, des représentants de la CUA, des communautés économiques régionales, des groupes de plaidoyer et des organisations d’agriculteurs, ainsi que des décideurs, des analystes politiques, des chercheurs et des partenaires au développement.

L’Honorable Noël Koutéra Bataka, Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche du Togo, a procédé à l’ouverture officielle de la conférence, soulignant dans son discours la question cruciale de l’écart de productivité agricole entre hommes et femmes et les efforts déployés par son ministère pour améliorer la productivité et les conditions socio-économiques des femmes.

Au nom de Son Excellence Josefa L. C. Sacko – Commissaire à l’Economie rurale et à l’Agriculture de la Commission de l’Union africaine (CUA-DREA) – Dr. Afeikhena Jerome, Conseiller spécial auprès de la Commissaire, a mentionné l’engagement de l’Afrique à réaliser l’égalité des genres et à renforcer l’autonomisation des femmes. Il a également souligné les défis importants auxquels les femmes africaines sont confrontées en raison de « la répartition inégale des ressources, du pouvoir et des richesses, combinée à des institutions et des normes sociales qui entretiennent les inégalités ».

Dans son discours d’ouverture de la conférence, Mme Monica Kapiriri – facilitatrice en matière de développement – a souligné l’importance de « prêter attention aux fissures », en particulier dans les contextes marqués par une définition étroite de l’égalité des genres, une sous-estimation du rôle des institutions, et des efforts plutôt tournés vers l’élimination des contraintes au détriment des causes profondes de l’inégalité des sexes. Mme Kapiriri préconise des investissements pour un changement transformateur au niveau des raisons sous-jacentes de l’inégalité des genres et une évaluation constante des lois, des pratiques et des normes, formelles et informelles, qui régissent les interactions entre les personnes et les ressources.

La Déclaration de Malabo de 2014 expose sept voies d’engagement pour améliorer les moyens de subsistance grâce à une croissance agricole inclusive. Le respect de ces engagements repose sur des politiques et des programmes sensibles à la dimension genre qui ont un rôle essentiel à jouer dans la promotion de la croissance agricole inclusive. En effet, pour parvenir à éliminer la faim, réduire la pauvreté, stimuler le commerce intra-africain et augmenter la résilience face aux risques climatiques et autres, il faudra examiner la manière dont les différences entre les genres affectent notre capacité à atteindre ces résultats. Cela signifie qu’il faut prêter attention à la fois aux femmes et aux hommes, et non pas focaliser les efforts uniquement sur les femmes.

Le rapport ATOR 2019 applique une perspective genre à plusieurs questions incontournables pour les pays qui souhaitent réaliser pleinement les objectifs énoncés dans la Déclaration de Malabo. Les participants à la conférence ont débattu autour de ces questions au cours de six séances plénières : 1) Autonomisation des femmes dans l’agriculture africaine ; 2) Genre : normes sociales et leadership ; 3) Genre et actifs : productivité, terres et capital financier ; 4) Moyens de subsistance sexospécifiques ; 5) Genre, résilience et protection sociale ; et 6) Progrès vers la réalisation des objectifs de la Déclaration de Malabo.

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